Le 7 avril prochain, le Class40 Amarris retrouvera le large et la compétition. Mais pour la première fois, Achille Nebout, qui attend un heureux événement dans le courant du mois, ne sera pas à la barre. Gildas Mahé, Pep Costa et Tom Dolan sont prêts à prendre le flambeau et ne s’interdisent rien, même de penser à la victoire.

Cela n’était encore jamais arrivé depuis que le projet Class40 Amarris s’est lancé, l’an dernier. Il y a une poignée de jours, lors d’une navigation d’entraînement, de nuit, Achille Nebout n’était pas à bord. « C’était bizarre, il est de loin celui qui a le plus navigué à bord, celui qui connaît le mieux le bateau », rappelle Gildas Mahé.
Achille s’en amuse : « cette nuit-là, je me suis retrouvé sur la cartographie de MarineTraffic, je ne pouvais pas m’en empêcher ». Et il ajoute : « je suis super content de confier mon bateau à Gildas, Pep et Tom, c’est que du bonheur ! » S’il est toujours présent sur les pontons pour donner un coup de main, bricoler, échanger, le skipper d’Amarris s’apprête donc à prendre un peu de recul, lui qui devrait devenir papa d’ici la mi-avril.

« Mettre les compétences au bon endroit au bon moment »
Il a donc confié la barre à Gildas Mahé, présent dans l’aventure depuis le début comme co-skipper toute la saison dernière. Avec Pep Costa et Tom Dolan, ils s’élanceront à la Niji40, nouvelle transatlantique entre Belle-Ile-en-Mer et Marie Galante. Même s’il s’agit d’un clin d’oeil à la chanson de Laurent Voulzy, la course reste un sacré défi sportif. « Les conditions peuvent être potentiellement difficiles avant d’atteindre l’alizé et il peut y avoir des sargasses à cette période de l’année, précise Gildas. Et puis peu importe la saison, quand on tire sur les bateaux, cela engendre forcément des risques« .
L’un des enjeux majeurs de la course c’est la capacité à bien se coordonner à bord pour être performant sur des bateaux souvent manoeuvrés en solitaire, en duo mais rarement en trio en course. « Ce qui est intéressant à trois à bord, c’est qu’il peut y avoir toujours deux personnes qui font avancer le bateau et un qui se repose vraiment » affirme Pep Costa. « L’idée, ce sera de mettre les compétences au bon endroit et au bon moment, d’avoir un fonctionnement le plus collégial possible« , poursuit Gildas.
« Pep Costa sera davantage focalisé sur la météo puisqu’il a multiplié les missions de ce genre ces derniers mois. De mon côté je commence à bien connaître le bateau. Tom, lui, est très polyvalent et contribuera à ce que tout se passe bien. » Achille acquiesce : le trio est « très complémentaire. J’avais à coeur qu’on puisse former un trio où l’entente soit vraiment au rendez-vous, que chacun puisse bien se compléter et c’est le cas précise-t-il. Ils ont tout pour faire une belle course ! »
« On sent qu’on a bien progressé »
Les trois hommes se connaissent – ils faisaient partie du même groupe d’entraînement à Lorient en Figaro – et ont rapidement pu se focaliser sur leur automatisme et leur complémentarité à bord. Au sein du trio, il y a une forme de responsabilité – prendre soin du bateau pour cette première course de la saison – mais aussi l’envie de bien faire. Par leurs expériences multiples et les qualités du bateau, Amarris fait partie des favoris avec Everial, Groupe SNEF et Acrobatica. « Il y a quelques équipages qui sont de très bons niveaux, abonde Pep. On aimerait aussi faire une belle performance : si on navigue proprement, si on respecte le bateau et qu’on prend les bonnes décisions, on devrait nous être bien placés. »
« L’an dernier malgré à un succès à l’Armen Race, on n’était pas parvenu à gagner une course, souligne Gildas. Maintenant que nous avons une connaissance plus fine du bateau et malgré la concurrence, l’objectif c’est de viser la victoire« . Et pour y parvenir, le trio ne manque pas d’arguments. Le Class40 Amarris en est un, d’autant qu’il a clairement franchi un palier depuis la saison dernière. « Nous avons bien travaillé cet hiver afin de partir dans les meilleurs conditions, assure Achille. Je suis persuadé que le bateau est plus performant que l’année dernière et qu’il y aura une belle carte à jouer à la Niji40 ». Gildas confirme : « on sent qu’on a bien progressé notamment grâce au plan de voilure. Les évolutions réalisées au chantier permettent d’être plus efficaces, notamment au portant. C’est de bon augure pour la reprise de la saison ! » Vivement le départ de la Niji40 pour pouvoir le constater au large !

Les mots de Claude Robin – Président d’Amarris
« Je suis tellement fier de cette nouvelle équipe qui s’apprête à prendre le large pour cette transat qui promet de belles surprises. La passion et la détermination de Pep, Tom et Gildas sont contagieuses, et je suis convaincu qu’ils vont briller sur les flots. Nous pensons aussi à Achille qui sera à terre – une fois n’est pas coutume, et nous lui souhaitons tout le bonheur dans cette nouvelle aventure qui l’attend.»
Les mots de Gildas Mahé – Skipper du Class40 Amarris pour la Niji40
« C’est une course inédite entre deux destinations de rêve certes, mais ça reste une transatlantique. Les conditions peuvent être potentiellement difficiles avant d’atteindre l’alizée et il peut y avoir des sargasses à cette période de l’année. Afin d’être performant, il faudra mettre les compétences au bon endroit et au bon moment, avoir un fonctionnement le plus collégial possible. On sent qu’on a progressé depuis l’année dernière.»
Les mots de Pep Costa – Equipier sur le Class40 Amarris pour la Niji40
« J’avais très envie de naviguer avec ce bateau, cet équipage et j’ai été très heureux qu’Achille me propose ce challenge. Pour être performant, on sait qu’il faut un bateau bien préparé – et je sais que c’est le cas – et savoir prendre les bonnes options en mer. L’aspect humain sera déterminant pour ne rien lâcher et se donner jusqu’à la fin. La course sera longue, il y aura beaucoup de rebondissements. On aimerait aussi faire une belle performance : si on navigue proprement, si on respecte le bateau et qu’on prend les bonnes décisions, on devrait nous aussi être bien placés ».




