Le skipper d’Amarris a bouclé la Trin’40 au départ de la Trinité-sur-Mer après 4 jours et 34 minutes en mer. Présent aux avant-postes tout au long de la course, il termine 6e, à presque une minute du top 5 et à vingt minutes du podium. Il s’agit d’un bon résultat pour Achille qui n’avait encore jamais disputé de course en solitaire à bord de ce bateau. De quoi faire le plein de confiance et affiner encore un peu plus sa préparation en vue de la Route du Rhum.
Ce mercredi matin, on devine l’enthousiasme d’Achille Nebout au bout du fil. Certes rien n’a été facile pendant ces quatre jours de course, tant l’intensité a été prégnante et le niveau très relevé. Mais le skipper a fait mieux que s’accrocher. Les marins avaient plus de 700 milles à parcourir, en allant jusqu’à la pointe bretonne avant deux traversées du Golfe de Gascogne. « Heureux et motivé » d’être au départ, le skipper d’Amarris avait décidé que la Trin’40 serait une « course de découverte ». Une occasion grandeur nature de se confronter au solitaire – ce qui ne lui était encore jamais arrivé en compétition à bord d’Amarris – et de continuer son apprentissage.
« J’ai réussi à trouver le bon dosage »
Au départ, il a fallu être patient puisque la flotte est restée longuement engluée dans la pétole en baie de Quiberon. Achille a tenu bon et a pris place au sein du top 10. La suite, c’est une « première nuit avec du vent faible et instable », une bataille rangée jusqu’à la Chaussée de Sein avant un long bord de portant sous spi. « Ce sont des conditions où le bateau est moins performant mais j’ai tout fait pour ne pas me faire décrocher ».
Achille s’accroche coûte que coûte au premier groupe avec une sacrée ténacité. « Je n’avais ni envie d’être frustré, ni de ressasser, précise-t-il. Je me suis focalisé sur ma course en faisant surtout attention à la vie à bord pour tenir ». Le skipper avait en effet pour objectif de « ne pas se mettre dans le rouge » en veillant à son alimentation et à son sommeil. Et en la matière, la course a été enrichissante : « j’ai réussi à trouver le bon dosage, ça m’a rappelé ma façon de gérer en Figaro ».
« J’ai réussi à garder le même niveau de performance »
9e au waypoint situé au nord de la pointe espagnole, il résiste à la mer très courte qui n’a pas ménagé les scows. « Le clapot était très serré et les étraves n’arrêtaient plus de taper au point d’arrêter les bateaux. C’était un enfer ! » Pourtant, le trentenaire tient bon et finit par être récompensé. Il gagne deux places au waypoint situé sur la latitude de la Gironde puis revient sur le groupe qui le précède. La remontada continue jusqu’à l’arrivée qu’il franchit à à peine une minute de la 5e place et 20 minutes du podium !
« Ma plus grande satisfaction, c’est d’avoir été concentré de bout en bout et de réussir à conserver le même niveau de performance », sourit Achille. Cette course a également montré la densité de niveau au sein de la flotte, ce qui promet une sacrée bagarre lors de la Route du Rhum à l’automne.
De son côté, le skipper d’Amarris continue de dérouler le programme qu’il s’est fixé. Le bateau sera sorti de l’eau ces prochains jours afin « d’effectuer un petit check » et « améliorer certains aspects ». Il va ensuite se rendre en Suisse début juin pour disputer des courses à bord du Surprise sur le lac Léman. Il retrouvera ensuite son Class40 Amarris pour des navigations partenaires en juin avant la prochaine course, la Dhream Cup, afin de poursuivre patiemment sa montée en puissance.




